Japon

Kotodama, les vibrations de l'Univers

"Au commencement était le Verbe, et le Verbe était en Dieu, et le Verbe était Dieu." St Jean.

Dans la tradition japonaise, les dieux (kami) inspirent l'esprit des hommes par des mots, et en prononçant ces mots inspirés par les kami, on fait se concrétiser les concepts ; c'est le kotodama ou kototama, que l'on pourrait traduire par « mots-âmes » ou « paroles sacrées ». Ce concept se rapproche des mantra bouddhiques, ou d'autres pratiques de transe. En fait, les cinquante « sons » (syllabes) utilisés en japonais sont considérés comme étant chacun un kami ; le kotodama est le pouvoir spirituel attribué à la langue japonaise. Outre dans la religion shinto, le concept de kotodama est également utilisés dans certains budo, comme l'Aikido.

"Et c’est toute la terre, une seule lèvre, des paroles unies." Génèse Chap.XI Ver.1 Lire la suite »

Kenkyo & Mikkyo : la voie religieuse du bouddhisme japonais

Le bouddhisme est, selon les points de vue traditionnels, une philosophie et une spiritualité, bien plus qu'une religion. Toutefois, ce serait oublier que le message porté par le bouddhisme peut être interprêté, et vécu, de différentes façons au cours d'une vie. Le bouddhisme comprends des rites, des croyances, des récits et des régles. Même si le bouddhisme est une forme d'athéisme évolué sous le couvert d'un pseudo-polythéisme, il n'en reste pas moins que son expression la plus commune est religieuse. Elle réunie les hommes et ils pratiquent ensemble dans des endroits communs (généralement). Lire la suite »

Vers une Rennaissance de l'Onmyodo

L'Onmyôdô est une cosmologie ésotérique japonaise traditionnelle fortement inspiré de la plus vielle religion chinoise le Tao. Entre le 5ème et le 6ème siècles, les principes du Yin-Yang et des cinq éléments ont été transmis au Japon par la Péninsule coréenne en même temps que le Bouddhisme et le Confucianisme. De cet assimilation découlera la connaissance de l’Astronomie, du Calendrier et des pratiques divinatoires et magiques. Les Notions ésotériques et spirituelles du Tao subiront les influences du Bouddhisme japonais et du Shintoïsme pour former l’Onmyôdô actuel vers la fin du 7ème Siècle. Lire la suite »

Le Zen, c'est Zazen

Zazen est la posture méditative principale du bouddhisme zen. Le mot "zen" est l’abréviation du mot "zenna", translittération phonétique du mot sanskrit "dhyana" qui signifie méditation. Pendant Zazen, l'important est de se concentrer sur la posture en elle-même, la maintenir la plus correcte possible, et sur la respiration. Elle permet ainsi de développer la concentration, d'être serein et permettrait d'unifier et d'améliorer esprit et corps. Le mot japonais "Shikantaza" signifie "seulement s'asseoir", ce qui caractérise bien, à la fois toute la simplicité et toute la difficulté de cette pratique. Lire la suite »

Kuji-no-In, les signes des ninja

On les vois furtivement mais ils sont bien de plus en plus présent à la télévision et au cinéma. Vous vous êtes surement déjà demandé ce qu'étaient ces signes de mains que l'on peut voir dans l'animation japonnaise ou dans divers films d'arts martiaux mettant en scène ninja ou shinobi. Ces gestes sont issus d'un mélange étrange entre deux mondes, d'une part le Mikkyo et d'autre part le Shinto. Ils se sont unis sous la forme du Shugendo qui offrit certaines de ces pratiques ésotériques et magiques au Ninjutsu. Lire la suite »

Chikon-Kishin : Le Misogi Interne

Pour le Fondateur de l'Aikido, qui avait été largement influencé par Onisaburo Deguchi (Shintô Oomoto Kyô), le misogi interne correspondait à la pratique de la méditation Chikon-Kishin. Chikon signifie « rasseoir son esprit et se reprendre ». Kishin a le sens de « retrouver l’esprit divin ». Vers la fin de sa vie, Ô'Senseï avait pris l’habitude de méditer une heure tous les matins et tous les soirs. Il encourageait ses élèves à cette pratique hautement purificatrice, pour qu’ils s’imprègnent spirituellement de l’essence de l’aïkido: Lire la suite »

Japon des Dieux, Japon des hommes

Un mot caractérise le Japon : la continuité. Le Japon primitif, le Japon féodal et le Japon moderne sont infiniment dissemblables et, pourtant, des liens sacrés unissent ces différents Japon ; une même continuité, un même souffle qui se perd à l'origine des temps, semblent faire de ces îles aux antipodes des mondes une terre choisie des dieux, une terre où les dieux continuent de vivre.

Le Japon présente, en effet, ce privilège unique d'être le seul pays au monde où l'Empereur régnant appartienne à une seule et même dynastie ; cette dynastie, visible jusqu'aux environs de deux mille ans avant notre ère, se perd ensuite dans la mythologie qui la relie directement aux dieux Izanagi et Izanami, créateurs de tout ce qui existe : les cieux, la terre, les hommes. De plus, cet empire est toujours une théocratie ; L'Empereur, descendant direct des kami, est le premier prêtre shintoïste du Japon. C'est lui qui offre les prémices de la récolte de riz à la déesse du soleil, Amaterazu. Lire la suite »

Sensei Morihei UESHIBA

0’Senseï Moriheï UESHIBA (1883-1969) est né le 14 décembre 1883 (16 novembre sur le calendrier lunaire japonais) à Tanabé au Japon tout près des chutes d’eau Nachi considérées comme sacrées. C'était un enfant de faible constitution et souvent malade, mais très intelligent. Il étudie le chinois et la religion bouddhiste sous la direction d'un prêtre Shingon à Jidozera. Il porte un intérêt marqué à la pratique du Kotadama et la méditation. Pour se renforcer physiquement, son père le pousse à pratiquer le Sumo et la natation dès l'âge de 10 ans. Lire la suite »

Sensei Mikao USUI

Senseï Mikao Usui (1865-1926) est né le 15 août 1865 dans le village de Taniai-Muro (actuellement Miyama-cho) dans la province de Yamagata, île de Gifu.

En 1869, à l’âge de 4 ans, il est confié au un temple bouddhiste Tendaï dont il dépend. Il étudiera entre autre le Kiko qui est le pendant japonais du Qi Gong d’origine Chinoise. Vers 1894, ses recherches spirituelles l'amènent à rencontrer Watanabe Kioshi Itami, qui en lui apportant des éclaircissements, le convertira du Tendaï au Shingon.

Jusqu’en 1897, date à laquelle il épousera Sadako Suzuki, on ne sait que peut de chose sur sa vie. En 1908, naissance de son fils prénommé Fuji, décédé en 1946, à l’âge de 38 ans. En 1913, naissance de sa fille prénommée Toshiko, décédée en 1935, à l’âge de 22 ans. De 1914 à 1917, on dit que Senseï Usui aurait pratiqué le Bouddhisme Zen. Lire la suite »

Le Shintoïsme

Le Shintô est la religion indigène la plus ancienne du Japon. Ses racines semblent remonter à la nuit des temps. Vers 9000 à 300 avant J.C., nous trouvons la culture Jomon qui est la plus ancienne du Japon. Elle vénérait des figurines femelles mais on ignore si le Shintô en est directement issu. Puis de 300 avant J.C. à 300 la culture Yayoi possède des caractéristiques qui rappellent certains aspects fondamentaux de la foi Kami. On peut aussi cité le Peuple des Aïnos (vivant sur l’île d’Hokkaïdo, à Sakhaline) qui ont su garder de part leur isolement des éléments primitifs du Shintô. Lire la suite »